La Chaussée des Géants 2014, 53km, Ardèche

FINISHER …. 53KM/2750M de Dénivelé… LA CHAUSSEE DES GEANTS…THUEYTS ARDECHE

 

3è édition 7 juin 2014

Début d’année : notre groupe de trailers (Juliette, oli, laurent w, vincent et votre serviteur) se déplaçant dans les Vosges pour un trail blanc, a la bonne idée de prévoir une course en juin.

Très vite, nous fixons ce trail en ardéche que j’avais repéré lors des mes innombrables aller/retour dans la région (mes parents s’y sont installés).

Avantage non négligeable : le gîte est assuré !!!

Puis, trois distances sont proposés ce qui me permet pour ma part de choisir la distance de 20km.

Mais au moment de s’inscrire, je reçois un mail de Laurent qui, convaincant, me demande de l’accompagner sur le long. Ma réaction primaire est de rejeter sa proposition : trop long, trop dur j’ai trop de mauvais souvenirs de mon précédent trail en Ardèche où j’avais été contraint à l’abandon (les deux jambes totalement crampés).

Mais Laurent est tenace et petit à petit l’idée fait son chemin : c’est l’occasion de me tester une nouvelle fois, mieux préparé et puis ce sera une vraie course d’équipe, à deux.

Je finis par accepter…

Oli ayant d’autres objectifs décline, Juliette aussi, ne pouvant toujours pas courir et le bouquet final: Laurent se blesse à la cheville et résigné m’annonce son annulation.

J’avoue avoir cogité pendant quelques jours pour modifier mon inscription mais ma forme actuelle (pas de blessure depuis plus d’un an) et ma fierté en décide autrement , c’est l’occasion ou jamais…….

 

Réveil à 4h30 ce samedi 07/06/14, nous nous préparons tranquillement avec Vincent : il se fout de moi avec toutes mes préparations dues au protocole mis en place par Wilfrid.

Lui part avec une cheville douloureuse et un petit camel bag d’1.5l.

Nous arrivons sur site vers 6h10, nous avons retiré nos dossards la veille , nous patientons tranquillement : le départ est prévu à 7h00;  peu d’inscrits sur le long (une centaine)

Julien RANCON (un des meilleurs trailers français) parrain de l’épreuve est présent , il va courir le 10km mais il pose pour des photos souvenirs avec quelques coureurs.

J’ai beaucoup stressé la semaine précédente mais curieusement je suis zen au moment du briefing puis du départ.

Pourtant la météo annonce très beau et très chaud, cela ne m’arrange pas vraiment. (j’ai d’ailleurs acheter une casquette la veille bien que je déteste cela)

Mon seul objectif : FINIR avec un maximum de plaisir

Dénivelé du 53km

 

Les choses sont claires avec Vincent : il est là pour faire SA course , à moi de gérer cette course en solitaire.

Je pars tranquillement, le profil des 17 premiers km consiste à passer de 470m d’altitude à 1350m , cela me va la pente va être douce !!!

Toutefois une petite descente raide au 3e km me confirme que la montagne ardèchoise est très pierreuse 😉

Je profite au maximum du paysage, je me colle derrière les deux (futures) premières féminines, j’alterne marche et course.

Je finis par les doubler et j’attaque la descente infernale (de 1350m à 588m en 4km) seul : je n’ai plus personne devant, ni derrière.

 

Hallucinant , la pente est forte, le terrain piégeux, les appuis sont aléatoires et le risque de blessure ou de chute est maximum.

Je ne vais pas vite mais je me débrouille , les jambes sont toniques, légères . Je suis seul jusqu’au ravitaillement qui m’attend en bas.

Surprise : une tête connue m’accueille : ce cher Vincent qui, forcément, dès le début de la descente a vu sa cheville se dérober.

Ces 4km ont été à priori un calvaire pour lui mais il prend la décision de m’accompagner : génial, nous allons pouvoir partager les bons et mauvais moments jusqu’à l’arrivée.

 

Je prends des forces car ce qui nous attend n’est pas de tout repos : nous allons passer de 588m à 1517m en 8km avec des pourcentages de plus de 10%.

Mais tout va bien,  je suis en forme, pas de douleur aux jambes, je bois énormément depuis le départ : je suis prêt …

Nous prenons très vite un bon rythme (en marchant bien sûr) , les deux premières féminines sont reparties avant nous du ravitaillement mais nous les doublons dans la première partie de la côte , nous longeons un cours d’eau au milieu des bois , le cadre est idyllique.

Et puis au milieu de la montée, j’ai des problèmes de digestion avec un léger mal au cœur : est-ce l’effort intense et prolongée ou ce que j’ai ingurgité plus tôt , certainement un peu de deux, je suis obligé de faire des arrêts de 10-20s tous les 200 mètres , pourtant le cardio va bien , les jambes aussi …

Vincent monte à son rythme, il me prend 10,20,50 mètres…

Arrivée au col des Pergeyres à 1381m (6km de montée) , fin du gros pourcentage : d’ailleurs un grand « ouf » est écrit sur le coté ; l’ardéchois est un rigolo !!!

Vincent m’a attendu , je récupère mais finalement mes jambes ont l’air de ne pas avoir trop souffert…

Erreur, très vite et sans crier gare : un coup de poignard puis un autre d’abord sur la cuisse gauche (la plus douloureuse) et sur la cuisse droite.

Je ne peux plus avancer, j’ai un gros moment de découragement : nous sommes autour du 29ekm, je viens d’atteindre mon seuil d’incompétence musculaire 🙂

 

La cheville de Vincent ne le laisse pas tranquille, le terrain est sans cesse cassant, la vigilance est constante .

Nous nous traînons, impossible de faire un pas sans souffrir…mes cuisses n’ont pas supporté cette longue montée

Nous nous arrêtons pour échanger avec deux bénévoles, nous avons quasiment pris la décision d’abandonner……………….

 

Mais pas le choix, il faut rejoindre le prochain point de ravitaillement, 6 km plus loin.

Pendant 2km, nous sommes plutôt sur un profil plat et mes douleurs aux cuisses s’estompent

Puis une descente pas excessivement pentue mais avec alternance de rochers plus ou moins plat et plus ou moins « casse-gueule » et single plus roulant (si tant est que l’on puisse appeler cela roulant) empêche Vincent de faire jouer ses talents de descendeur.

Tant mieux, je reste prudent et le suis ;  curieusement je me refais une santé.

Nous arrivons au ravito et là je pose la question à Vincent : que fait-on ?

Problème : il nous faut attendre le dernier coureur pour être accompagner sur Thueyts par les pompiers.

Et puis les 6 prochains km sont roulants sur une piste praticable en auto : vincent est confiant pour sa cheville et moi je n’ai plus envie d’arrêter : tant que les jambes me porteront

même au ralenti , je continue …

 

Nous repartons, la motivation chevillée (sans jeu de mots) au corps, nous nous entraidons moralement, tacitement.

Nous déroulons tranquillement, j’ai bien quelques alertes aux cuisses mais je gère : je me découvre des ressources insoupçonnées .

Vincent est plus rapide mais il est dans ma ligne de mire, nous rejoignons d’ailleurs deux coureurs devant nous : plus de 41km ont été parcourus

Ouah , j’ai battu mon record en distance 🙂 et en dénivelé…

Un arrêt au point d’eau n°3 où les bénévoles présents nous font penser aux sketch sur les chasseurs des inconnus : une bonne dose de plaisanteries graveleuses qui revigore.

 

On se reconcentre : nous devons descendre 600m en 4km sur un terrain que l’on commence à connaître.

Exploit : pour la première fois et clairement la dernière,  je descends plus vite que Vincent !!! il aura fallu une cheville en vrac pour y arriver  🙂

Ce sera mon baroud d’honneur, j’ai d’excellentes sensations sur ces 4 km pentus, l’arrivée toute proche doit me galvaniser.

Pourtant, ma montre étant complétement déchargé depuis le 41ekm, je ne sais pas vraiment où nous en sommes : j’ai d’abord demandé à Vincent de me tenir au courant

km après km et la seconde d’après lui dire : non non dis rien !!!

J’ai quand même le profil avec moi que je parcoure, il doit rester environ 4 à 5km qui je ne le sais pas encore ne seront pas de tout repos.

 

Ces derniers km vont être compliqués d’une part à cause du terrain cassant, usant musculairement , les cuisses de nouveau surchauffent mais d’autre part , mes mollets s’y mettent !!! (je les avais oublié ceux-là pour une fois). Deux vrais crampes aux mollets m’obligent à stopper, ce n’est plus ni de la course à pied ni de la randonnée, je ne suis pas et ne serai jamais un montagnard.

Pourtant j’avance, je serre les dents … je ne suis pas fatigué, j’ai encore la gniak.

Vincent m’attend car il est plus rapide maintenant mais les deux derniers km seront faits ensemble, nous savourons et nous laissons porter par tous les gens présents sur le parcours qui nous encouragent , passage sur le pont du diable (enjambant la rivière »ardèche ») : petit arrêt pour profiter du décor et échanger avec des bénévoles qui nous offrent un gobelet d’eau.

Allez un dernier effort pour rejoindre l’arrivée (ça monte encore!!!), cela va faire plus de 9h15 que nous parcourons ces durs sentiers.

Malgré cette arrivée tardive, les festivités prévues sur le site étant largement entamées , nous sommes applaudis chaleureusement et salué par un des organisateurs.

Cela vaut bien avec Vincent, un claquement de main.

La première partie s’est couru à plus de 7km/h mais nous finissons autour de 5.5km/h

Les deux premières féminines sont arrivées avec 1h d’avance sur nous !!!

 

Aujourd’hui, j’ai récupéré mais j’ai eu très, très mal aux cuisses pendant 4 jours : un robocop rouillé.

J’ai beaucoup appris sur cette course :

Je suis capable de courir (marcher?) au delà de 35km mais pas avec autant de dénivelé

Le corps s’adapte toujours lorsque la préparation est de qualité

Il faut toujours perséverer et bien gérer les moments de doute, de douleur.

 

Etant un compétiteur et tant que j’ai encore la possibilité de courir à un bon rythme, je vais reprendre mes courses de 20-35km qui gardent ma préférence.

Prochain objectif : le trail du haut-koenigsbourg en septembre.(24km pour 850m de dénivélé)

 

Merci à Vincent, sa présence a forcément été un plus : tout a été plus facile, nous avons je crois vécu une mémorable journée qui restera dans nos mémoires.

Merci aussi à Wilfrid : nous devons nous voir pour faire un briefing d’après course, notamment sur mes pb gastriques  mais je n’ai jamais eu de coup de fatigue, la conjonction d’un entraînement

régulier depuis 12 mois et le protocole mis en place depuis 2 mois m’ont permis d’être : FINISHER

Que du bonheur!!!

 

Sportivement vôtre

 

PS : j’espère que certains d’entre vous nous accompagneront sur de prochaines courses

Randonnée en forêt de Fontainebleau circuit des 25 bosses

Profitant du temps plutôt clément et ensoleillé du jeudi de l’Ascension, nous étions un petit groupe  à partir en famille pour la journée randonner en forêt de Fontainebleau.

Partis avec sac à dos et pique-nique, nous avons parcouru le circuit des 25 bosses, sur une distance de 17 km et avec 880 m de dénivelé positif…..histoire de maintenir les cuisses en activité   🙂

Ce fut une agréable journée placée sous le signe de la convivialité, profitant d’un parcours varié allant des pinèdes aux clairières de sable, sans oublier ces gros rochers qui posaient parfois des problèmes à ceux qui n’avaient pas de grandes jambes……!

Le circuit des 25 bosses

Trail Landes & Bruyères, 3 mai 2014: Récit d’une traileuse égarée

L’histoire commence cinq mois plus tôt, en ce tout début d’année 2014 lorsque, comme tous les autres partants du déplacement annuel de l’USMV, je reçois un petit lien me permettant de sélectionner ma course. Depuis longtemps, le lieu a été déterminé, nous partirons en Côtes d’Armor, et depuis longtemps également, mon choix de course est fait, je courrai un 14km, comme d’hab’ ! Seulement voilà, ma raison est sans doute restée dans la Manche au cours du traditionnel bain breton du nouvel an, car j’entends soudain une petite voix intérieure qui me dit : « 14, tu es paresseuse, tu fais ça tous les dimanches. Le parcours du 32 est plus sympa, tout le monde y sera… Et puis allez, ça va 32 ! C’est rien, ça se fait ! Y en a qui font bien plus les doigts dans le nez ! ». Ma main positionne la flèche, je ferme les yeux, mon doigt clique… Me voilà embarquée sur le 32km, moi qui n’ai encore jamais couru plus de 16 km (et même pas en trail) !

Les mois passent, l’échéance approche. Sans que je m’en rende vraiment compte le jour du départ arrive. Pendant cinq mois, je me suis fait une réputation de schizophrène de la course. Au programme de mes entrainements : 400m la semaine, course longue le week-end. Que voulez-vous, ce n’est pas que je sois douée ni pour l’un, ni pour l’autre, mais j’ai toujours eu du mal à me décider !

Toujours est-il que j’arrive à J-1 avec pour toute référence officielle une seule et unique course de 23 km qui ne s’est pas trop mal passée. Officieusement, j’ai simplement profité des vacances pour arrêter de sprinter, travailler le dénivelé et l’endurance, mais aussi apprivoiser le matos et le type de terrain. Ainsi, au vu de mes perfs sur les chemins côtiers bretons, je peux espérer finir en moins de 4h, si je n’ai pas trépassé avant…

Après le voyage, la plâtrée de pâtes (et ses accompagnements…), l’installation dans les quartiers, la dernière nuit, les dossards, etc., reste, dans le chapitre « avant course », la gestion du stress. Chacun son truc. Le plus efficace et agréable étant les discussions détendues et déconnantes entre coureurs du club. Mais celui que quelques uns d’entre nous ont trouvé reste le plus mémorable : une petite séance de natation en mer le matin de la course. Quoi de mieux qu’un bain dans une eau à 12°C pour évacuer les tensions ! Imaginez alors, à l’heure du départ, un mélange entre le coup de barre de sortie de piscine et l’euphorie d’une course : voici l’étrange cocktail de sensations que je ressens sur la ligne. La zénitude stressée, en fait.

Le coup de pistolet retentit enfin, concrétisant mon clic de folie du mois de janvier. Les choses sérieuses commencent.

Le peloton s’étire, chacun trouvant sa place et son rythme. Désormais, je garde comme idée fixe : « T’occupe pas des autres, écoute-toi, trouve ton rythme, l’important c’est d’avancer et de te faire plaisir ! ». Bizarrement, en voyant le premier panneau du kilométrage (30 km restants), j’ai un doute sur ce dernier point : « Ca fait long quand même… »

Pas question de se démonter pour autant ! Après quelques kilomètres au milieu des villages et des champs pour prendre ses marques, la beauté du parcours se révèle : au sortir d’une pinède, nous arrivons soudainement sur le chemin côtier, recevant alors en pleine figure le paysage offert par cet espace dégagé. Cap Fréhel à gauche, Fort La Latte à droite, succession de falaises, de plages et de grèves… La voilà la Bretagne que j’aime ! Je sais que je vais en baver, mais pourtant, rien qu’avec ça, je peux me dire : « Merci le grain de folie, merci l’orgueil, c’est bien ce parcours qu’il fallait faire ! »

Suivent alors les minutes les plus mémorables de la course. Un paysage superbe prend une dimension merveilleuse lorsque s’y intègrent des circonstances exceptionnelles, telles une tempête ou une marée à 110. Tout cela devient classique face à la singularité de ce que je vois : un ruban de coureurs s’étendant sur plusieurs kilomètres le long de la falaise. Les silhoutettes se suivent une à une, serpentant au milieu de la lande de printemps, au bord d’une mer bleue qui scintille sous un soleil magnifique. On en vient à regretter les cailloux du chemin qui empêchent de garder les yeux rivés sur le spectacle.

Les kilomètres s’enchaînent, sourire aux lèvres. Le phare de Fréhel, tout à l’heure si petit, s’impose maintenant au dessus de nous. Le parcours se poursuit, descendant lentement mais sûrement vers les plages, particularité de ce trail qui permet d’accumuler du dénivelé en enchaînant remontées et redescentes des falaises. J’appréhendais un peu le sable, mais la première plage me rassure : le sol est globalement dur, facile à courir.

Cette plage est aussi l’occasion de voir Juliette, Elisabeth et Oli, stratégiquement placés pour nous encourager. Nous échangeons quelques mots au passage. Olivier me lance un dernier conseil : « Pense à t’alimenter ! »

– J’ai pas faim ! lui réponds-je avec un sourire

– On s’en fout, tu bouffes !

Ouh la !! Olivier qui m’engueule, même pour déconner, il faut le prendre au sérieux ! Je lui obéis donc au ravito suivant et englouti… 3 raisins secs. Beurk ! Ils sont plutôt bons, c’est pas la question, mais vraiment, je n’en ai pas envie. J’en attrape une poignée et les glisse dans la poche du camel. On ne sait jamais, plus tard, j’en aurai peut-être besoin…

Le parcours se poursuit et assez vite, nous redescendons sur une seconde plage. A nouveau du sable dur….mais humide ! Phénomène habituel à la marée descendante, l’eau s’écoulant des galets forme des mini-rivières sur le sable. Au début, je fais comme d’habitude en balade : j’arrange mes foulées pour sauter d’un ilot à l’autre et éviter l’eau salée. Puis comme tout le monde, à un moment…j’entends plouf et j’ai froid au pied. « Bon, ben, tant pis… Espérons que ça ne provoquera pas d’ampoule… ». A partir de là, je poursuis mon parcours sur la plage sans me poser de question.

De plouf en plouf, le sable devient plus sec, mais aussi plus meuble. Mes cuisses, déjà mises à mal par la première quinzaine de kilomètres, supportent mal ce nouveau terrain. Elles commencent à durcir sérieusement. Un coureur, ayant probablement repéré ce changement de foulée, m’encourage en me doublant. Trop tard, le mal est fait. Désormais, il ne sera plus question de sautiller pour éviter les flaques.

Je retrouve le sol dur, mais en l’espace de quelques kilomètres, mes sensations se transforment irrémédiablement. J’entre progressivement dans un nouvel univers de course : celui qui consiste non plus à courir simplement, mais à courir malgré soi. Malgré les cuisses qui hurlent, malgré les genoux qui ne montent plus, malgré le psoas qui s’enflamme. Nouvelles sensations, nouvelle stratégie : profiter de tous les moments « moins pires » pour avancer et serrer les dents le reste du temps. En l’occurrence, marcher à rythme soutenu dans les montées, lâcher les chevaux dans les descentes (car bizarrement, mes cuisses me le permettent), et faire ce que je peux sur le plat.

Il se trouve que cette stratégie est exactement celle qu’a adopté une coureuse que je rejoins au 17e km. A force de prendre des relais sans le chercher, une complicité se crée entre nous et tout naturellement, Magali (merci les dossards nominatifs) et moi courons en équipe 12 km suivants. Nous nous encourageons mutuellement à chaque coup de mou de l’une ou de l’autre. Du fait de l’effet de groupe, les « Allez les filles ! » pleuvent le long de la course. Passés 25 km, chaque faux-plat, chaque plage, chaque replat devient une torture. Pourtant, le soutien est tel qu’à aucun moment l’idée d’abandonner ou de même de faire une pause ne m’effleure. Les « On lâche rien ! » de Magali résonnent dans ma tête. Je maintiendrai donc le rythme tant que mes jambes me le permettront.

Mes dents se serrent de plus en plus, mais je tiens bon. Je tiens bon sur les plages d’Erquy, dont le sable sec rend chaque pas deux fois plus coûteux. Je tiens bon sur les fameuses 150 marches qui nous amènent d’un coup de la plage au haut de la falaise. Je tiens bon, je ne lâche rien. Ensemble nous progressons. Ensemble, nous doublons même, ceux qui, les jambes tiraillées par les crampes, ne peuvent plus maintenir leur rythme.

Malheureusement, même si psychologiquement, je suis à bloc, au 29e km, le faux-plat du Cap d’Erquy scindera définitivement notre équipe. Magali tient le coup et parviens à courir sur toute la montée. J’aurai tant aimé pouvoir m’accrocher jusqu’au bout… Comble de l’ironie, c’est en passant à côté du four à boulets d’Erquy que mes jambes subiront le dernier coup d’arrêt fatal à notre duo.

Désormais, je lutte seule. Dans ma tête, les « On lâche rien ! » résonnent de plus belle. Ma mâchoire me fait mal tant mes dents se serrent. Je lâche un « P…, même pas mal ! » dans un faux plat plus douloureux que les autres et ainsi me rebooste pour entamer le dernier kilomètre.

Le macadam apparaît. D’ordinaire, je ne l’apprécie guère, mais là, je sais qu’il symbolise la dernière descente et l’arrivée au port. L’heure n’est plus à la raison. J’aime les descentes. Je me lance dedans en hurlant de douleur (sans déconner !). A la fois ma pire et ma meilleure descente. La pire pour la douleur, la meilleure pour la délivrance et le dépassement de soi qu’elle aura représenté.

Puis l’arrivée au port. Les spectateurs sont là, nombreux, derrière leurs barrières, applaudissant, encourageant les anonymes, créant une ambiance incroyablement enivrante. « On lâche rien ! P…, même pas mal !… » Grâce à eux ce refrain reste dans ma tête.

Je trouve alors la force d’accélérer encore. C’est un principe auquel je n’arriverai jamais à déroger : une course se termine par un sprint, quels que soient la place, la concurrence ou l’état de fatigue (maladie du 400m ?). C’est donc à un rythme soutenu et dans un état second que j’aperçois les membres de la team USMV, me lançant leurs derniers encouragements si précieux pour tenir le rythme le long de ce quai interminable. L’arche apparaît enfin. Dernier coup de collier pour gagner une dernière place et c’est la délivrance : la ligne est franchie après 3h26 d’effort.

Que dire de la suite ?

Je retrouve d’abord Magali, arrivée quelques minutes avant moi, pour une chaleureuse accolade.

Je me traine ensuite vers le ravito pour boire un peu. Tiens, ça me fait penser que… Et oui, mes p’tits raisins, ils sont toujours là, dans leur poche ! 32 km à l’eau et 3 raisins secs. Non, décidément, l’hypoglycémie, connais pas !

Puis je rejoins Vincent, Erwan, Bérengère, Fanfan, Christophe, Alain, Hervé, Elisabeth, Oli, Juliette, pour partager cette course et poursuivre ce week-end dans la même ambiance épicurienne et décontractée.

Physiquement, rien de surprenant : après la course j’ai mal partout. Chaque muscle hurle à la moindre contraction.

Aujourd’hui encore, deux semaines plus tard, mes muscles se sont remis petit à petit, mais malgré le temps et le repos, ils me rappellent toujours au souvenir de la course. On laisse des plumes dans ce genre d’effort.

La récupération est certes longue, mais n’est que poussière à côté de ce que m’aura apporté cette course. Le dépassement de soi poussé à l’extrême, la solidarité de course, le pouvoir de la volonté sur la résistance à la douleur… Tant de choses se sont révélées au cours de ces 32 kilomètres !

Je ne me convertirai pas pour autant à la distance car je reste réaliste : je n’aurai jamais la patience de m’entraîner sérieusement et spécifiquement pour ce type de course. J’aime trop le court et le triathlon. En revanche, une fois par an, je veux bien re-signer pour un 30, rien que pour avoir le plaisir de revivre un moment partagé tel que celui-là.

J’ai adoré cette course et ce week-end. Merci à vous dix pour cette tranche de vie.

Trail Landes & Bruyères 2014: Récit d’un trailer

À mon tour de faire celui du plus long récit ;-).
Nous sommes arrivé un peu plus tôt à Erquy (13h50) avec Alain, les soeurs Cirot et Olivier. Du coup programme plus chargé pour nous.
2 crêpes avalés sur le port, nous profitons du temps clément (nuageux mais sans pluie) pour faire une petite balade digestive au cap d’Erquy et ses plages où nous passerons le lendemain.
Puis c’est corvée courses et préparation du repas « vive les pâtes » pour nous 5 sans oublier l’apéro obligatoire devant la cheminée.

Une fois les derniers arrivés (vers 1h, heureusement que la course est à 14h) c’est le ventre repu et le gosier remplie de tanins que nous nous couchons.
Le samedi matin réveil sportif pour quelques fous dont je fais parti (n’est ce pas Marion, Juliette et Olivier). Nous profitons de ce séjour pour aller nager dans la mer glacé. Heureusement que nous avions tous nos combis. N’est-ce pas Fanfan? Et oui tu as essayé sans combi… chapeau.
Après un bain d’une trentaine de minutes nous sortons transi par le froid (et oui, la tête et les mains ne sont pas protégés par la combi) certains plus que d’autres. Marion et moi qui courent le 32 km l’après midi espèrent que ça ne sera pas préjudiciable. Après un brunch complet, nous voilà au départ à Plévenon. La plupart d’entre nous s’échauffent avec notre petite star à part quelques fainéants dont je fais parti.

Puis nous nous plaçons pour le départ ( Bérengère et moi en 2ème ligne, les autres un peu plus loin).
Une fois le départ donné nous partons à une allure raisonnable vers les falaises entre le fort la-latte majestueux que nous voyons sur notre droite et le cap fréhel. Une fois arrivé sur ces falaises la course consiste en une succession de côte et de descente vers les plages ainsi que des longs plats sur les falaises avec des vues magnifiques sur la mer. Jusqu’au 13/14ème km où nous croisons nos supporters je me sent bien (autour de la 20ème position). Mais malheureusement un pli au niveau de ma chaussette ajouté à des chaussures pas assez cassés vont me jouer des tours. Une ampoule grossit sur l’extérieur du pied gauche et bientot ma foulé se trouve transformé. Après quelques que plages nous rentrons un peu dans les terres pour 10 km du parcours que je n’ai pas apprécié. Une succession de routes et de chemin où les paysages sont moins présents (pour excuser les organisateurs apparemment le terrain n’est pas stable en bord de mer sur cette portion). Puis arrive les 5/6 derniers km où nous retrouvons le parcours du court déjà décrit par Fanfan où se succèdent descente/plage et montée pour finir sur le port d’Erquy où mon orgueil de mâle a été titillé par le fait que la première féminine m’a rattrapé. J’oublie donc mon ampoule pour réaliser le dernier km à 17km/h et finir 30 secondes devant celle-ci ( aucun intérêt mais faut bien être un petit peu macho). Je rejoint ensuite Fanfan, Juliette, Olivier et Elisabeth pour encourager tous les nôtres qui arrivent…
Bravo à Bérengère, Erwan, Marion, Alain et hervé. Et voici les classements.

Vincent 42ème
Bérengère89ème et 2ème féminine.
Erwan 321è
Marion 429è
Christophe 606è
Alain 635è
Hervé 883è
Le tout sur 892 coureurs.

Tout cela à été bien arrosé le soir…

Vivement la prochaine course club en espérant plus de monde.

Pour moi la prochaine est un 53km avec l’homme en forme du moment. J’ai nommé Fred !

Trail Landes & Bruyères 2014: récit d’une toute petite traileuse ;-)

Fort la Latte

Oui nous avons profiter du beau soleil que la Bretagne nous a offert 🙂

J’ai un peu honte de ma toute petite sortie d’Erquy -14km …mais qd mm j’m’en vais le raconter !

Arrivée pour ma part le vendredi soir, avec juste le plaisir de glisser mes pieds sous la table pour déguster un bon plat de pâtes, que nous avait préparé Oli, Vincent, Alain, Bérengère et Elisabeth arrivés plus tôt dans la journée, et quelques petits verres de vin rouge, parce que les anti-oxydants sont aussi importants que les sucres lents !

Je découvre la rade d’Erquy le samedi matin avec un ciel chargé mais laissant prévoir une levée des nuages à venir ; visite au port pour retirer les dossards et voir où se fait le départ, ou sont les vestiaires (que je n’ai trouvés finalement qu’après mon passage de l’arrivée), nous sommes tout de même nombreux à prendre le départ à Erquy, le grand trail de 32km Landes et Bruyères se faisant lui dans un village plus loin sur la côte.

Avant le départ du 32km…

Cela fait 6 mois que je ne cours qu’occasionnellement et pour le fun j’ai repris l’entraînement à Ispagnac en Lozère 🙂 Quelques uns d’entre vous diront que j’avais donc bien prévu de tâter de la montée en prévision d’Erquy… un peu : juste 10 jours d’alternance VTT / Course à pied, tous les jours… mais ce n’est pas mirobolant …

Je m’échauffe pour le principe en parcourant a peu près 2,5 km à petites foulées : je me sens bien, heureuse d’être là et de …courir 🙂 je n’ai absolument pas étudié le parcours, ni même regardé le tracé … je ne viens que pour être avec le club et profiter de l’émulation de la course.

Départ à 14h, le soleil est bien présent, nous nous élançons à + de 600 coureurs pour ce petit trail. Un tour dans le port et dès le 1er Km, ils nous font prendre une côte …. tout le dénivelé de la course en une seule montée !! je crains le pire pour mon fragile genou !

Nous rejoignons les chemins de terre, je me sens plutôt bien, je prends un petit rythme qui me permet de maintenir le rang. Très vite nous accédons au sentier côtier, succession de petites descentes et montées, je remonte doucement les coureurs et je me surprends à ne ressentir aucun tiraillement, aucune fatigue, je profite du spectacle et de l’ambiance assez bonne.

Nous attaquons les descentes vers les plages, passages sur le sable, remontées par des escaliers et ainsi de suite pendant 7 km. Les descentes me permettent de doubler, les passage dans le sable de stagner 😉 et les remontées en escalier de souffrir !

mais en vrai, je n’ai eu que des bonnes sensations, du plaisir et du bonheur à courir ce trail. Arrivée dans les 140 premiers, bien lointain de mes perfs de jeunesse (pas si longtemps que ça tt de mm !), je suis ravie de cette expérience et en plus j’ai profité des services de l’ostéopathe à l’arrivée ;-)) mais vraiment que demander de plus ?

Bérengère 2è féminine au scratch sur le 32km

Surtout que notre petite Bérengère nous a rapporté un joli podium : 2ième féminine au scratch sur le 32 … BRAVO !

Un trail donc à refaire dans le plaisir et le bonheur !

 

Entre Dunes et Mer 1ère édition

Petit retour sur le trail du grand site des dunes de flandres « entre dunes et mer  » (tout proche de dunkerque) que j’ai couru hier.

Profitant d’une escapade dans le nord ce week-end du 08/05,  je joins l’utile à l’agréable en m’inscrivant à la 1ére édition de ce trail  ( 23km) qui s’ajoute à un 10 km/ 5km historique.

Pas de précision quant au dénivelé,  seule l’information suivante se trouve sur le site :

« Ces dunes, hautes et imposantes, offrent aux amateurs de trail, des dénivelés et un terrain de jeux des plus sportifs. La difficulté du parcours vient de ce terrain de sable mou, de ses multiples dunes à grimper, et de ses sentiers boisés et escarpés.

Vous vous aventurerez aussi exceptionnellement dans un lieu emblématique du territoire du Grand Site des Dunes de Flandre, l’impressionnant Fort des Dunes, qui surplombe le littoral et dont l’ascension réjouira les trailers les plus avertis. « 

Je pars donc dans l’inconnu mais avec beaucoup de curiosité.

Il fait « moche » ce samedi,  j’enfile mon coupe-vent / kway (pas de chance, le maillot du club encore caché!!) : la pluie est présente depuis le matin mais surtout le vent est violent, des rafales qui ne présagent rien de bon.

… puis (un signe divin ???) à dix minutes du départ, la pluie cesse de tomber (pas le vent)  pour laisser place à de belles éclaircies mais je n’ai plus le temps ou plutôt suis fainéant car déjà prêt à bondir sur la ligne de départ.

Dernières infos du speaker qui nous annonce la présence de certains très bons trailers hexagonaux.

Le départ est donné et sans avoir l’impression d’aller vite,  je passe le 1er virage en 2e position (après 200m de course : belle photo en perspective 🙂 ) mais petit à petit les choses reprennent leur place et je me fais régulièrement doublé

Le 1er kilomètre consiste en une boucle sur bitume autour du départ , je regarde ma montre : 3min59s  aïe aïe , ce n’est pas un 10km !!!! , nous nous retrouvons assez vite sur la plage à marée basse mais le sable est dur : seulement, pendant 1.5km,  le vent est de face, il souffle violemment, du sable virevolte et cingle les visages, les jambes ; alors oui j’ai peut être un peu chaud avec mon coupe-vent mais la capuche adaptée à ce type de conditions venteuses me protége , c’est dur de courir sans tressaillir, je lutte contre les rafales qui freinent la course surtout pour un  poids léger comme moi, j’avance malgré tout et suis constamment doublé par plus costaud.

Un petit passage par les dunes ou je tente de récupèrer (les cuisses ont beaucoup travaillé) puis nous revoilà sur la plage mais cette fois-ci avec le vent dans le dos : Impressionnant !!!

Le paysage qui s’offre devant moi est grandiose, irréel: des volutes de sable à fleur de plage qui s’enfuient devant moi, on dirait des fantômes plats qui s’amusent sur la plage.

Leffrinckoucke

Le vent dans le dos me pousse, difficile de maîtriser sa vitesse et toujours des costauds qui doublent : à la sortie de la plage pour attaquer la 2e partie dans les dunes de sable mou, nous en sommes au 10e km : 47mn30s sur ma montre : ce n’est pas possible, je vais le payer , j’ai les cuisses qui chauffent (rares chez moi, ce sont surtout les mollets qui travaillent du fait de ma « petite » foulée).

Je bois énormément pour donner du carburant à mes gambettes : vont-elles supporter 13km de sable mou ?

 

Pas ou très peu de dénivelé mais la difficulté réside dans la foulée à adopter sur ce type de revêtement fuyant : rapidement je prends un rythme régulier et reviens sur les « costauds » de la plage , un à un je les double et suis même étonné que certains ont beaucoup ralenti sur le sable. En fait ma foulée de « grand-mère » (dixit je sais plus qui au club : Oli ? Bernard C?)  m’avantage !!! :

 

Un certain nombre de ces coureurs que je double m’encourage : ils m’ont repéré avec mon coupe-vent (sous le soleil !)et mon sac à dos de Trailer (parti pour la diagonale des fous!), de nouveau un petit intermède sur la plage (vent de face) et nous nous retrouvons à trois à nous relayer pour nous protéger du vent : sympas …

Au 20e km : 1h41 , la moyenne est bonne et mon objectif de 2h00 est réalisable, je double encore mais je ne sais plus trop car nous sommes avec les coureurs du 10km, le passage dans le fort est original : pas de crampes à l’horizon (quel bonheur), quand même un petit coup de mou entre le 21e et le 22e (je me cale derrière un coureur pour récupérer) : et puis à la sortie du fort,  je ré-accélère pour le dernier km : une bénévole me voit passer et m’interpelle : ben dis donc le trailer (nous avons des dossards différents) , il en a encore sous le pied !!!, un petit signe de ma part : le pouce levé et elle se met à rire …

Je termine fort en 1h56mn45s /  35e sur 209 à l’arrivée. (le premier a mis 1h35)

Heureux, encore, de terminer sans crampes, d’avoir conserver un peu de vitesse (j’en doutais depuis mes blessures) sur une distance moyenne et de m’apercevoir que la conjonction d’un protocole personnalisé (merci Wilfried) et de l’entraînement paie !!!

Superbe organisation, une équipe de bénévoles au top (ex : les trailers avaient comme lot un buff , j’ai donc demandé à pouvoir échanger contre un t-shirt, réservé normalement aux autres courses et j’ai trouvé un bénévole sympa pour le faire) et puis à l’arrivée certains coureurs sont venus échanger avec moi : je sortais du lot avec mon sac et mon coupe-vent 🙂

D’ailleurs beaucoup de coureurs étaient plutôt des mangeurs de « bitume  » 😉 et ont donc payé les 10 premiers km rapides.

Ecotrail 50 km


Nous étions 3 du club à nous lancer dans cette aventure sur une distance qu’aucun de nous connaissait !! Notre distance max était le marathon sur route et plat , nous partions pour 50 km  avec 1000 m de dénivelé , et même si nous connaissions les chemins empruntés, le matin de la course nous n’en menions pas large et le seul objectif était  : Finir et pas trop mal.

 

 

Le départ était donné du grand canal dans le parc du château de Versailles à 10h45 , 1900 partants et comme d’hab, impossible d’approcher de la ligne de départ sauf s’y installer tôt , donc Sam et moi  nous mettons en queue de peloton et passons sous l’arche environ  1 minute après le départ officiel. Ensuite , un départ rapide vu la distance et ce qui nous

est annoncé , nous faisons le tour du grand canal à notre rythme , on passe en 32′ au 5 ème km en 1240 ème position. Y a du monde et à la sortie de Versailles , ça bouchonne dans une single !!!  vu l’allure, tout le monde est cool , ici, on ne se bat pour la place  😉


On continue et on passe sur les chemins du trail de Jouy pour revenir vers Viroflay ( la côte de la chaumière que je fais évidemment en marchant comme tout le monde autour de moi ) puis des allées et venues montantes -descendantes vers la tour hertzienne de Meudon pour arriver au 1er Ravito à Chaville au 28ème km , on y arrive en 3h04 en 1100ème position . On se sent très bien, on remplit les gourdes, s’alimente un peu , très bonne ambiance mais certains s’allongent déjà !! ça va être dur de repartir! Petit coucou à la famille venue nous encourager et on repart vers l’autre côté de la vallée . Là, ça monte raide et plusieurs fois, la moyenne en prend un coup car on marche à chaque montée . On continue de boire et s’alimenter régulièrement grâce à Sam qui m’organise ça super bien . On rejoint Alain et Pierre dans le parc de St  Cloud , 1 km avant le ravito, Alain a mal partout et attend la pause avec impatience.

 

On arrive au ravito du 40 ème km  en 4 H 39 en 955 ème position , beaucoup  d’écrémage sur cette partie , dû à pas mal de dénivelé , pour nous ça va plutôt bien , pas de crampes, pas de douleurs trop insupportables, on prend notre temps , on profite de la vue claire et dégagée sur Paris, Alain et Pierre  nous rejoignent et on repart ensemble du ravito.

Comme on n’a pas trop mal aux jambes , on profite de la descente vers les quais pour allonger et on laisse Alain et Pierre. Arrivés aux quais, il faut courir au train et essayer de ne plus trop marcher . Je regarde la montre et me dis que 6 h , est peut-être envisageable surtout que je me sens bien . Il y a devant moi  plusieurs filles et cela me motive bien pour avancer et les doubler . A ce moment, je laisse Sam qui n’arrive plus à suivre. Mais l’arrivée est encore loin …. et toute la partie près des voitures et des usines est très difficile et j’ai du mal à ne pas marcher , je le fais sur quelques mètres et me force à repartir en essayant de suivre quelqu’un qui me double en courant…. Les mollets commencent à se crisper… il faut tenir… Une fille revient de derrière et me dit qu’elle m’a en ligne depuis longtemps et qu’elle accélère pour finir sous les 6H. On nous annonce l’arrivée à 300 m. Ma montre indique 5H59, je tente de la suivre et j’arrive en 5H59’30 » à ma montre !!!! trop cool !! Au classement 919 ème place !! toujours en progression , ce qui m’a aidé pour le moral.  Pas de crampes , de bonnes sensations , une meilleure impression qu’à l’arrivée du marathon.

Tee-shirt de Finisheuse et ravito , j’attends Sam qui arrive en 6H08 , puis Alain qui a couru au mental sur les quais et arrive avec Pierre en 6H11 !

seul bémol 🙁  mon temps officiel : 6h00’34 »  et oui, partir en dernier ça compte à la fin 🙁

Expérience très satisfaisante ,temps idéal , pas de crampes , bonne gestion de l’alimentation et de la boisson (merci Sam !! c’est lui qui a tout fait ) et beaucoup de plaisir . A refaire dans un endroit inconnu pour profiter du paysage .

pour info : Nombre de partants : 1603   dont femmes : 198 (12,35% des partants)

Nombre d’arrivants : 1528 (95,32% des partants)   dont femmes : 190 (12,43% des arrivants) (95,96% des partantes)

1er Martin SCHEDLER en 3h29

1ère Sylvie Quittot en 3h54

Trail Blanc des Vosges


Ça commence comme ça :Ça neige la veille, ça bouche au début, ça se dévoile ensuite
Ça en met plein les yeux et les sourires
Ça se faufile en sentier, ça se défile en longue piste
Ça trace plein pot dans la poudre fraiche pour des enjambées de folie
Ça dérape dans la trace de neige bien tassée
Ça relance pas toujours facile à petites foulées glissantes
Ça tente de pauser davantage avec l’appareil
Ça caille si tu pauses trop longtemps
Ça c’est Juliette & sa sœur Amandine qui court, qui encouragent
Ça c’est Vincent, Fred, Laurent et Oli qui savourent leur 17 bornes
Ça c’est les mêmes qui envoient comme des porcs la veille droit dans la pente sur le 5 km nocturne
Ça, c’était ce week-end dans les Vosges

Une très belle ….

Je vous souhaite à toutes et tous une très belle année 2014.
Des chronos qui pètent les plafonds, des raids du tonnerre et des dizaines de lignes d’arrivée passées avec le sourire 😉
Plus traditionnellement que 2014 vous garde santé plaisir et réussite ainsi qu’à vos proches.
Le sourire, le rire et le plaisir doivent être un seul et unique fil conducteur de toutes nos actions 🙂
A bientôt sur nos sentiers, pistes et forêts et bien sûr… rendez-vous aux entraînements et le 9 février!

Trail des Crêtes et Cimes 14 juillet 2013

Dans la série j’ai testé pour vous : la première édition du TCC (Trail des Crêtes et Cimes). 

C’était le 14 juillet 2013, un trail de 17 km et 850 D+, avec un parcours dessiné dans le massif du Champ du Feu en Alsace et près de 500 participants pour cette première édition.

Il fait découvrir des sentiers, des pistes de ski alpin, des chemins de débardage, des directs à travers forêt, des layons.

Vue du parcours

 

 

Ce parcours est court mais exigeant avec des pentes à plus de 30% (merci pour les cordes…). Il se situe 750m et 1099m d’altitude, alternant passages en forêts ombragées et points de vue tels au « Pelage » ou à la « crête Roffling » et quelques surprises des organisateurs tels un mini-pont suspendu.

Météo parfaite : ciel bleu et soleil ; température entre 15 et 18 degrés…

 

 

Organisation parfaite (parcours et profil sur le dossard ainsi que la puce pour les différents chronos partiels), superbe tshirt technique et bien sûr tarte flambée et bière à l’arrivée !

A refaire.

http://www.trailcretesetcimes.com/

Michel

L'équipe d'organisation

Votre serviteur

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